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Citizen Kane (1941) – 990 films

Il y avait un autre classique (il y en a plein !) que je souhaitais regarder depuis bien longtemps, mais pour lequel je n’attendais qu’une bonne excuse pour regarder. Celui-ci, en particulier, s’appelait Citizen Kane d’Orson Welles.

Pour plusieurs, il s’agit du meilleur film, ou du plus grand, de tous les temps. Certes, le cinéma n’existe que depuis un siècle, mais quand même ! Et je dirais même qu’il le mérite bien. Ce n’est peut-être pas le meilleur (j’ai encore quelques favoris indétrônables…), mais c’est certainement un incontournable. L’histoire, déjà, est intéressante. Le plus grand magnat de la presse américaine, Charles Foster Kane, meurt en murmurant entre ses lèvres un simple mot rempli de mystère : rosebud. Que signifie ce mot ? Que peut-il impliquer, pour un homme qui fut riche et puissant au delà de tout rêve ? Ainsi, en enquêtant sur la signification de ce mot, on revit l’histoire unique de cet homme.

Cependant, ce qui fait la grandeur du film, ce n’est pas tant l’histoire, qui est toujours autant d’actualité près de 70 ans plus tard, mais plutôt sa réalisation. Les plans de caméra novateurs, le jeu des ombres et des lumières, les décors démesurés, les procédés de fondu, la succession des scènes : ce sont tous des éléments qui firent de ce film un véritable chef-d’oeuvre. Par moments, ils accentuent avec brio le mystère d’une scène, la tragédie d’une autre, la mélancolie d’une troisième. Pour les décors, la petite salle de rédaction comblée des débuts donne un relief saisissant au manoir vide et gigantesque de la fin. En plus de savoir et de sentir ce qu’est devenu le personnage de Kane, on le voit, matériellement, par le néant qui subsiste en lui, malgré sa richesse.

Il faut aussi dire que le jeu d’acteur d’Orson Welles y est pour quelque chose. Interprétant lui-même le fameux Charles Foster Kane, il ne peut se tromper. On voit, du début à la fin, l’évolution lente mais certaine du personnage. On voit, dans tout son corps, ses victoires et ses défaites, ses ambitions et son énergie mégalomane, autant que son mal être et sa quête désespérée pour… quoi ? Mystère… Et le jeu de Welles est si impressionnant, si central au film, qu’il éclipse sans difficulté celui des autres. Ils ne font que le suivre, tant qu’ils le peuvent, mais au moins ils le font bien.

Bref, il s’agit d’un film saisissant, grandiose, et inoubliable. Si tous les films avaient ce calibre, ce génie, le monde serait bien différent.

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Top Gun (1986) – 991 films

Je voulais montrer à mes amis, certains étant moins cinéphiles que moi, qu’on ne regardera pas que de vieux films empoussiérés, en noir et blanc et muets. J’ai donc décidé d’écouter avec eux Top Gun de Tony Scott. Presque personne ne s’est présenté à la soirée, mais au moins, pour la prochaine fois, ils étaient avertis et, j’espère, rassurés.

Rien ne comble aussi bien un vendredi soir paresseux, tant physiquement qu’intellectuellement, qu’un bon film d’action typiquement américain. Et à ce niveau, Top Gun ne donne pas sa place ! Le concept est simple : différents pilotes de l’armée américaine, les meilleurs dans leur métier, se retrouvent dans une école de pilotage afin de devenir les meilleurs des meilleurs. Parmi les candidats se trouve Maverick, joué par un jeune et bientôt célèbre Tom Cruise.

À travers ses différents cours se mêlent la compétition entre les candidats pour devenir le meilleur de la graduation, une petite histoire d’amour avec une formatrice, quelques affrontements avec l’un des professeurs, et beaucoup, beaucoup de scènes de combats aériens. En fait, l’histoire, prévisible à quelques points près, ne semble être qu’une excuse pour des simulations de combat en haute altitude. Celles-ci, d’ailleurs, sont le point central du film, par leur abondance, bien sûr, mais aussi par leur beauté, leur intensité et leur suspense insoutenable, du début à la fin. Lorsque la dernière scène s’est terminée, j’en avais le souffle coupé, et j’avais compris pourquoi, à sa sortie, se fut un véritable phénomène, un film culte.

Mais outre l’action, qui vaut, je le répète, son pesant d’or, l’historiette d’amour avec Charlie, interprétée par Kelly McGillis, m’a également surpris par sa beauté. J’ai aimé sa subtilité, son évolution, sa présentation. Sans vouloir vous révéler une intrigue, de laquelle vous vous donnez de toute façon si vous n’avez pas (encore) vu le film, je crois que la scène de baise entre Maverick et Charlie est la meilleure que j’ai vue à ce jour. Donc, pour les plus sentimentaux, vous serez aussi raisonnablement satisfaits, entre deux chasses d’avions.

Ce fut donc un bon film, léger, et avec une musique vraiment accrocheuse, épique même. Et surtout, je sais maintenant toute la signification que contient le titre de wingman.

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