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Le Voyage dans la Lune (1902) – 996 films

Voilà plus d’un mois, j’ai écouté mon tout premier film pour ce blogue. Depuis, j’ai commencé à organiser mes soirées cinéma avec quelques amis. Ainsi, j’ai déjà eu l’occasion de visionner quelques classiques. Le premier d’entres eux, qui ouvrit le bal, ne pouvait être que Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès.

Ce film symbolise vraiment la naissance du cinéma. Avant il y avait, bien sûr, les frères Lumière, mais ceux-ci ne faisaient que filmer des scènes quotidiennes et ne voyait leur invention que comme une attraction de foire, sans plus. Avec Méliès, par contre, commence l’art du cinéma. Aidé de ses talents d’illusionniste, il monte des décors extravagants, crée des costumes fantaisistes, écrit des histoires où se mêlent le fantastique et la science-fiction, et utilise son ingéniosité pour faire les premiers effets spéciaux. Ainsi, le cinéma passe de témoignage à création.

Parmi les centaines de courts-métrages que Méliès réalisa durant sa vie, Le Voyage dans la Lune est le plus connu, le plus grandiose et le plus inspirant. L’ambition de ce film n’est dépassée que par celle de ses personnages, qui entreprennent une expédition vers l’astre nocturne. S’inspirant du roman De la Terre à la Lune de Jules Verne, des astronomes font construire un immense canon qui projettera leur vaisseau (qui ressemble à un grand obus) en plein dans l’oeil de la Lune : une scène mythique que personne n’est sans connaître. Là, les scientifiques visiteront l’astre et vivront quelques péripéties comiques et presque magiques en rencontrant ses habitants.

Méliès, comme pour plusieurs de ses films, y tient lui-même le rôle principal. Mais les grands gestes empruntés au théâtre sont rapidement éclipsés par les décors complexes et l’imagerie forte du film. Surtout dans la version coloriée à la main, image par image ! Ce classique devient alors un mélange entre un livre d’histoires animé et un rêve vif et coloré aux contours flous. Cela donne à peu près ceci :

Et pour une scène mémorable :

Sinon, il y a bien quelques longueurs, même pour un film de 14 minutes à peine, surtout au début, mais on regrette aussi que les scientifiques n’aient pas exploré davantage ce nouveau monde. Néanmoins, c’est vivre un véritable rêve à chaque fois que de regarder ce film, encore et encore. Si pour connaître le cinéma, il faut connaître Méliès, dites-vous que pour connaître Méliès, il faut avoir vu Le Voyage dans la Lune.

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