No Impact Man (2009) – 990 films

Voilà déjà plus d’un mois, pour le jour de la Terre, nous avons écouté un film qui ne faisait pas partie des 1001, mais qui était fort à-propos. Il s’agissait de No Impact Man de Laura Gabbert et de Justin Schein.

Le film part d’une idée bien simple et fort inspirante pour quiconque a un peu de fibre environnementaliste en lui : une famille new-yorkaise va tenter de vivre une année entière sans faire aucun impact sur l’environnement. Ça, c’est ce que le film promet. Ce qu’il offre, c’est autre chose. Dans les faits, étape par étape, le couple va réduire peu à peu son empreinte sur l’environnement jusqu’à ce qu’elle ne devienne nulle, ou presque.

Mais bon, l’idée est tout aussi noble, n’est-ce pas ? Et après tout, il faut bien un temps d’adaptation aux différentes privations et aux divers changements d’habitude qu’implique le projet. S’il fallait éliminer tous les déchets, manger local, se déplacer uniquement à pied ou à vélo, n’acheter rien de neuf et couper l’électricité dès le premier jour, on ne se serait peut-être bien pas rendu au deuxième… La présentation du film laissait quand même croire que cela serait le cas, mais bon.

Ce qui m’a vraiment déçu, par contre, c’est la confusion autour du projet. On ne nous avertit par vraiment que le projet se fera étape par étape. Et lorsqu’on le réalise, les étapes semblent confuses. Ah, là ils éliminent telle chose. Ah, là ils éliminent telle autre. Ils ne font plus ça ? Depuis quand ? Bref, une petite présentation globale du projet en début de film aurait été bien appréciée.

Aussi, je n’ai pas aimé que l’accent du film soit autant mis sur tout le drama qui tourne autour du projet. Je comprends qu’il faille ajouter l’aspect humain du projet, et qu’on sente bien la difficulté que les protagonistes ont à vivre et à réaliser le projet, sinon le film serait bien inutile ! Mais une insistance trop grande est mise sur la conjointe, le fait qu’elle subisse davantage le projet de son mari qu’elle n’y collabore, le fait qu’elle veut un deuxième enfant et non son conjoint, etc. Alors que je m’attendais à voir un défi humain, avec des considérations environnementales profondes et une explication du côté pratique du projet, je me suis plutôt retrouvé devant ce qui m’a semblé être un reality show avec l’environnement comme thème.

Ainsi, il y a bel et bien quelques aspects intéressants au film, comme le fait de cultiver ses légumes, de consommer local et des produits saisonniers, ou même le pot double qui sert de réfrigérateur naturel. Mais ce côté du film, qui aurait dû être le principal, est ombragé par tout le reste. Comme la fois où la conjointe se débarrasse dudit réfrigérateur naturel pour aller mettre son épicerie dans celui, électrique, de sa voisine. Ouin…

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À propos de Odysseus

Mélomane, zythophile, et autres passions.

Publié le 30 mai 2012, dans 2000, Documentaire, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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